6 novembre 2017 FIL ROUGE

Microfibres plastiques et pollution : quelle alternative textile pour demain ?

C’est un écologiste de l’Université de Nouvelle Gale du Sud en Australie, un dénommé Mark Browne, qui a mis en évidence un problème de pollution de l’eau par des microfibres plastiques en 2011.

Les vêtements synthétiques et particulièrement les vêtements en polyester de mauvaise qualité diffusent des microfibres en plastiques après chaque lavage. L’aspect pernicieux de ces fibres est qu’elles sont trop petites pour être éliminées par les procédures de filtrage des eaux usées et qu’elles sont alors rejetées dans les cours d’eau puis dans les mers et les océans. Ces microfibres sont par la suite absorbées par la faune aquatique et par les êtres humains, lorsqu’ils consomment cette faune.

Afin d’évaluer l’ampleur et l’intensité de ce problème une étude est en cours actuellement aux Etats-Unis sous l’autorité de l’Agence de protection de l’Environnement car il est impératif de déterminer les effets de la consommation des microfibres plastiques sur la santé des êtres humains.

Les grandes marques de la mode et du textile devront rapidement apporter des changements au niveau des matériaux textiles qu’elles utilisent et s’engager concrètement vers un fonctionnement global basé sur la durabilité.

Quelles sont les alternatives écologiques aux microfibres plastiques ?

Il est intéressant de remarquer que l’industrie cosmétique a été confrontée dans les années précédentes à un problème analogue qui fut alors particulièrement médiatisé. Il s’agissait du problème de pollution provoquée par les microbilles plastiques.

Cependant, si le problème de pollution provoquée par les microbilles plastiques est comparable au problème de pollution provoqué par les microfibres plastiques, la solution ne saurait être identique.

Concernant le problème des microbilles plastiques, l’industrie cosmétique a réussi à développer une alternative naturelle pouvant se substituer à ces microbilles. En effet, le sable et les coquilles de noix peuvent remplacer leurs équivalents en plastique et ont le même fonctionnement chimique mais en étant écologiquement compatibles.

Concernant le problème des microfibres plastiques, l’industrie textile éprouve des difficultés à trouver une alternative à l’utilisation des tissus synthétiques car ces alternatives ne sont pas si nombreuses et ne présentent pas autant d’avantages que le polyester.

De plus, les fibres naturelles traitées chimiquement en vue de leur usage dans la confection poseraient elle aussi des problèmes au niveau de la préservation de l’environnement. C’est le cas du bambou, du coton et de la laine qui sont pourtant des fibres naturelles mais qui polluent l’environnement après qu’ils ont été traités chimiquement.

Les progrès susceptibles d’apporter une solution à ce problème  des microfibres plastiques découvert depuis déjà six longues années demeurent malgré tout assez faibles. Les recherches scientifiques sont peu avancées sur ce sujet et le marketing écologique dont fait preuve l’industrie textile risque de survaloriser des mesures provisoires et des solutions apparentes au risque de se contenter de ces dernières et de laisser le problème réel en suspens.

Les habitudes des consommateurs jouent également un rôle important

Constatant l’engagement insuffisant de l’industrie textile et des pouvoirs publics sur ce problème de pollution par les microfibres plastiques, il devient urgent que les consommateurs renforcent leurs préférences écologiques et durables dans leurs choix de consommation.

Il ne faudrait pas non plus négliger de simples précautions que chacun peut appliquer dans la vie quotidienne. Par exemple, on peut, au moment du lavage, mettre les vêtements synthétiques dans des sacs prévus pour absorber les microfibres plastiques, on peut aussi essayer de laver le linge moins souvent et utiliser de préférence une machine à laver configurée avec une ouverture frontale, on peut encore acheter des vêtements de qualité qui ne contiennent pas de polyester et dont la durée d’existence plus longue permettra de surcroît de faire des économies, on peut en outre acheter uniquement les vêtements dont on a réellement besoin et on peut enfin tout simplement éviter l’achat des vêtement synthétiques en nylon, en acrylique et en polyester, en proscrivant particulièrement les vêtements polaires qui perdent un maximum de microfibres plastiques.


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