2 août 2018 FIL ROUGE

Vêtements bio made in France : des consommateurs plus exigeants

Les consommateurs français sont devenus plus exigeants sur la transparence des produits actuellement. Plus d’un tiers d’entre eux demandent à être mieux informés sur les conditions de productions des vêtements qu’ils achètent. C’est notamment le cas pour les produits de la mode. Il faut dire que la mode est l’une des industries les plus polluantes dans le monde entier.

Fort heureusement, la pression éthique des consommateurs sur l’industrie de la mode contraint celle-ci à modifier ses habitudes de production. C’est ainsi qu’une nouvelle mode éthique et transparente se développe progressivement. Cette mode propose des vêtements bios de fabrication française. C’est dans cette idée de participer à l’évolution éthique du comportement de l’industrie de la mode que nous indiquons quelques astuces pour collaborer à la mode responsable.

Soutenir la production locale

Le consommateur éco-responsable doit s’informer sur le comportement des marques et vérifier si celle-ci font réellement preuve de transparence dans leur manière de conduire leur production. Il doit encore s’interroger sur l’origine des produits car ce consommateur privilégie forcément les vêtements bios de fabrication française. On sait par exemple, même si ce n’est pas absolument systématique, que les vêtements produits en chine posent tout de même des problèmes de pollution dans l’environnement à cause du mode de production et à cause des longs transports.

On rencontre plusieurs marques qui se sont engagées dans la production locale :
La marque May fabrique des bijoux.
La marque La Museuse fabrique des sacs cabas.
La marque La Bobette est spécialisée dans la fabrication de sous-vêtements artistiques.
Les marques CageCréations et Issi Bâ proposent des accessoires ethniques.
Les marques Monsieur Poulet et Louise Religieux vendent des vêtements contemporains.

Les inconvénients de la culture du coton

Il faut devenir plus réservé sur la consommation de vêtements en coton même s’il s’agit de coton bio. Le traitement de la fibre coton nécessite beaucoup d’énergie et pollue considérablement l’environnement. Concernant le coton non bio, son niveau de pollution sur l’environnement est encore plus élevé. Evidemment, à choisir entre le coton biologique et le coton non biologique, on privilégiera certainement le coton biologique pour les achats.

Le mieux est encore de donner la préférence au lin ou au chanvre. Il faut savoir que 80% de la production mondiale de lin ou chanvre provient d’Europe. De plus, la croissance de ces deux fibres ne nécessite pas une irrigation trop abondante, d’où une économie d’eau importante.

Concernant le cuir, il faut préférer les tannages végétaux. Sinon, le mieux est de choisir les matières vegan qui constituent un excellent substitut au cuir. Le consommateur éco-responsable conserve toujours à l’esprit la référence éthique que sont les vêtements bios de fabrication française et essaie, dans la mesure du possible, d’orienter son acte d’achat au plus près de cette référence.

Il existe des marques qui sont spécialisées pour leur production en lin bio ou en coton bio.
La marque La Révolution Textile qui propose des vêtements très classe.
La marque EPH SérieGraphie propose des collections plus simples mais agrémentées par des motifs réalisés au moyen de la sérigraphie.

La marque Leax propose de vêtements de montagnes très chics.
La marque Citron Macaron propose des vêtements pour enfants.

Vêtements : privilégier la qualité

Il est toujours mieux de privilégier la qualité car cela s’avère beaucoup plus écologique et beaucoup plus économique aussi. Ce n’est pas une bonne chose de changer très souvent sa garde-robe, ni pour l’environnement, ni pour son porte-monnaie. Des études montrent que les femmes ne portent que 35% de leur garde-robe chaque jour et qu’elles ne mettent un nouveau vêtement que pendant 35 jours en tout. Il est évident que ce type de comportement n’occasionne que du gaspillage. Ce comportement n’est dicté que par l’influence de la fast fashion. La fast fashion pose des problèmes sociaux dans le cadre des conditions de travail et des problèmes environnementaux particulièrement aigus.

De plus, on sait que l’on porte beaucoup plus d’attention aux vêtements de valeur qu’aux vêtements très bon marché, d’où l’intérêt d’acheter des vêtements bios fabrication française. La quantité de vêtements bon marché que l’on consomme conduit finalement à dépenser plus que pour l’achat à long terme d’un vêtement de haute qualité. On a tendance aussi à faire réparer les vêtements de qualité pour prolonger encore leur existence alors qu’on se débarrasse facilement des vêtements bas de gamme avant même qu’ils soient détériorés. En outre, porter des vêtements de qualité est beaucoup plus valorisant.

Redécouvrir l’ancien qui revient à la mode

Il ne faut pas craindre d’acheter des vêtements d’occasion. On peut trouver facilement de nombreux vêtements d’occasion, comme par exemple des vêtements vintages, des vêtements très typés, de formes et de couleurs variées. L’achat de vêtements d’occasion est tout à fait conforme à la mode éthique. Consommer des ressources anciennes permet de signaler à l’industrie de la mode notre souhait de l’inciter à cesser la surproduction.

On peut vraiment trouver des vêtements d’occasion dont la qualité est tout à fait comparable à celle des vêtements neufs. Il suffit pour cela de fréquenter les boutiques vintages qui vendent des produits de seconde main telles que Bis Boutique Solidaire ou Hylla Penderie.

Il est encore possible de louer des vêtements, ce qui permet de moins jeter tout en changeant fréquemment de style. On trouve des boutiques spécialisées pour la location de vêtements pour femmes enceintes comme Tale Me. Mais pour ceux qui veulent absolument du neuf, ils peuvent se rendre à la boutique Wylde ou à la boutique Chaussettes Orphelines qui proposent des vêtements en tissus recyclés.

Découvrir le upcycling

Il ne faut pas oublier non plus l’upcycling. L’approche éthique du upcycling est intéressante car elle consiste à utiliser la matière textile sous sa forme d’origine. Il ne s’agit plus comme dans le cas du recyclage de détruire la matière textile dans sa forme originelle pour la convertir dans une autre forme.

Quelques exemples connus de produits issus du upcycling peuvent donner une idée de quoi il s’agit. Il existe des produits confectionnés à partir de chutes de pelouses artificielles et des sacs confectionnés en voile de bateaux (sacs 727 Sailbags en voile de bateaux). L’intervention sur ces matières n’a pas besoin de traitement industriel utilisant beaucoup d’énergie. Ces matières textiles ne sont pas utilisées comme des déchets mais comme des matières premières. Il s’agit ici seulement de réutilisation mais pas de transformation.

Des articles variés sont issus du recyclage :
Une marque comme Hacter crée des vêtements de qualité dans le cadre du recyclage.
La marque Entre 2 Rétros fabrique des sacs à partir de chutes de textiles provenant des automobiles.
La marque Reev produit des sacs écologiques en textiles recyclés.
La marque Mr Etienne fabrique des nœuds papillons à partir de chutes de tissus de qualité.

Penser à la mode raisonnée

La mode raisonnée mêle les circuits courts et la production locale. Une boutique comme Machicadou propose à la fois des bijoux faits à la main et des vêtements chinés. C’est là une excellente initiative car elle associe le Made in France avec une production écologique pour produire des vêtements bios fabrication française.