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Pollution textile : la « fast fashion » aggrave le phénomène

15 novembre 2017
15 novembre 2017 FIL ROUGE

Pollution textile : la « fast fashion » aggrave le phénomène

Les produits chimiques toxiques retrouvés dans les vêtements de la mode « express » augmentent la pollution de l’eau sur la planète. En effet, les vêtements synthétiques et particulièrement les vêtements en polyester de mauvaise qualité diffusent des microfibres en plastiques sous l’action de chaque lavage. L’aspect pernicieux de ces fibres est qu’elles sont trop petites pour être éliminées par les procédures de filtrage des eaux usées et qu’elles sont alors rejetées dans les cours d’eau puis dans les mers et les océans. Ces microfibres sont par la suite absorbées par la faune aquatique et par les êtres humains, lorsqu’ils consomment cette faune.

Un problème environnemental plus important que celui de l’amiante

C’est un écologiste de l’Université de Nouvelle Gale du Sud en Australie, un dénommé Mark Browne, qui a mis en évidence ce problème de pollution de l’eau par ces microfibres en 2011. Il a ensuite pris contact avec des grandes marques de vêtement et de prêt-à-porter comme Nike par exemple afin de les inciter à résoudre ce problème de pollution. Nike a alors demandé à Mark Browne si l’ampleur de ce problème était comparable au problème de l’amiante et Brown leur a répondu que ce problème était beaucoup plus important.

L’essor de la « fast fashion » en partie responsable de la pollution textile

La «  fast fashion  » ou mode express connait depuis ces dernières années un fort développement. Cette activité utilise de grandes quantités de polyesters de faible qualité. De plus, depuis une quinzaine d’années environ, les consommateurs ont augmenté de 60% leur consommation de vêtements et ils les portent sur une durée deux fois plus courte qu’auparavant, après quoi ils s’en débarrassent. Plus de la moitié de ces vêtements sont en polyester. D’après Greenpeace, ce sont les marques Zara et H&M qui sont les principaux producteurs de ce type de vêtements.

Des chercheurs à l’Université de Californie-Santa Barbara ont établi que 100 000 personnes pouvaient rejeter en une année 36 000 kg de microfibres qui vont s’accumuler dans les cours d’eau environnants avant de regagner progressivement les océans dans lesquels sont déjà déposés 1,4 000 000 000 000 000 000 000 000 (1,4 million de trillions) de microfibres plastiques. D’après Brown, ces 1,4 millions de trillions constituent à peu près 85% de la pollution déposée sur le bord des mers et des océans.

Les microfibres plastiques impactent également la santé des êtres humains

Quel est l’impact des microfibres sur la santé des êtres vivants ? Une étude sur le sujet aurait mis en évidence le caractère nocif de ces fibres sur le système reproductif et sur le système immunitaire de nombreux animaux marins. Pour l’heure, la nocivité des microfibres plastiques sur la santé des êtres humains n’a pas fait l’objet d’une évaluation suffisante relativement aux différents modes d’expositions possibles à cette fibre.

Une autre étude de l’Université de Californie-Santa Barbara explique que les microfibres plastiques pourraient se mélanger à d’autres types de fibre et composer ainsi un amalgame qui serait non bio dégradable et pathogène pour le tube intestinal en provoquant son blocage.

Un tel amalgame pourrait de plus induire chez les sujets qui l’auraient ingéré une sensation de satiété alimentaire illusoire et perturber la notion du besoin réel de nourriture. Cette situation pourrait alors s’avérer une nouvelle cause de famine.

Une étude se déroule actuellement aux Etats-Unis sous l’autorité de l’Agence de protection de l’Environnement afin de déterminer les effets de la consommation des microfibres plastiques sur la santé des êtres humains.


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