Intimidation de la mode sur l’individu

Bien que les tendances soit accessibles à tous, nous oscillons entre attraction et répulsion à cause de l’effet d’intimidation de la mode.

Intimidation de la mode sur l’individu et insuffisance d’éducation vestimentaire

Une consommatrice assidue dénommée Mathilde témoigne de l’effet d’intimidation de la mode sur sa propre personne. Elle avoue se procurer les magazines spécial mode à chaque saison pour s’adonner ensuite à une consommation effrénée de vêtements. L’on peut en effet constater que la penderie de cette enseignante de 36 ans est bien remplie. Cependant, force est de constater que Mathilde ne s’habille en réalité qu’avec des jeans et des baskets.

Mathilde justifie cet écart entre sa consommation de vêtements et sa tenue vestimentaire par les lacunes de son éducation. Elle affirme qu’elle n’a pas appris comment s’habiller pendant son enfance. Elle récupérait en fait les vêtements de sa sœur. Mathilde n’a donc jamais exercé sa faculté de choisir ses vêtements. Elle n’a donc jamais exercé sa créativité pour s’habiller. Elle est restée soumise à l’effet d’intimidation de la mode.

D’une certaine manière, Mathilde n’a pas été autorisée à se mettre en valeur. La psychanalyste Isabel Korolitski rappelle que notre premier miroir est le regard maternel. La manière selon laquelle nous avons été regardés influe sur la façon de se ressentir soi-même. Lorsqu’un enfant a été vêtu de manière très fonctionnelle, il devra construire sa personnalité en se référant à d’autres modèles.

Estime de soi et appropriation des tendances

Il faut dire que l’estime de soi est fondamentale pour être capable de s’approprier les tendances. La psychanalyste Marie Laure Colonna remarque que la mode s’inscrit dans la relation entre le corps et l’esprit. Le fait de se sentir bien renforce l’audace. Les couleurs sont un indicateur intéressant de l’état de notre moral. On sait par exemple que le rouge est un symbole d’énergie. On cesse de porter cette couleur lorsque l’on est atteint par la peine. Et on la porte à nouveau lorsque la joie revient.

Marie Laure Colonna se souvient justement d’un patient dépressif. Ce patient s’habillait toujours en beige. Il était habillé en beige dans la réalité mais dans ses rêves aussi. Puis un jour, il a rêvé d’une scène de théâtre. Dans cette scène, il était assis sur un fauteuil rouge. Cela signifiait qu’il avait changé. C’est à partir de ce moment-là qu’il a entrepris de revoir toute sa garde-robe.

Apprentissage de l’estime de soi

Il serait intéressant de savoir comment augmenter l’estime de soi. Car l’augmentation de l’estime de soi peut diminuer l’effet d’intimidation de la mode. Il faut commencer par apporter plus d’attention à soi-même. Il faut utiliser des accessoires d’embellissement. On doit alors se maquiller, se parfumer et se crémer. On doit ensuite envisager de choisir sa tenue pour ressentir de la joie. Il s’agit de la joie qui survient lorsqu’on prend soin de soi pour plaire.

Pour s’approprier les tendances, il est préférable d’écarter les tenues qui ne nous correspondent pas. Après, on initie le changement progressivement. On donne la priorité à des éléments qui sont moins intimidants. Par exemple, il pourrait s’agir des vestes, des foulards, des chaussures ou bien des bijoux. Bien sûr, on doit conserver à l’esprit que l’erreur est possible. Car une trop grande exigence est source de stress et le stress inhibe la volonté du changement.

Les actions éthiques des marques de mode sont-elles désintéressées?

Les actions éthiques des marques possèdent une valeur morale ambigüe allant de la duperie caractérisée à l’action morale désintéressée.

Comportement immoral et exigence morale

Pour Frédéric Godart, l’image des marques de mode s’est beaucoup dégradée aujourd’hui. Elles représentent un facteur de pollution important et exploitent économiquement les travailleurs des pays pauvres. Dans ce contexte, les actions éthiques de marques ne sont qu’une simple mascarade. Elles cherchent ainsi à dissimuler leur comportement mercantile et leur superficialité.

Cela dit, il serait souhaitable de comprendre en quoi consiste une action morale désintéressée. Cela permettrait de déterminer dans quelle mesure une telle action est effectivement réalisable.
La philosophie des lumières apporte certains critères qui aident à juger le caractère moral des actions. Pour le philosophe Kant, par exemple, une action véritablement morale doit être entièrement désintéressée et viser le bien commun. Une telle action ne doit comporter aucun objectif égoïste. Cela signifie que l’homme peut se hisser au-dessus de ses instincts, à la différence des animaux.

Il n’en reste pas moins qu’il est difficile d’agir sans aucun motif personnel. D’autant plus qu’il faut viser le bien le plus haut, c’est à dire le bien de toute l’humanité.
Dans cette perspective, l’exigence de moralité est extrêmement élevée. Elle reste même inaccessible, à vrai dire. On comprend dès lors que la position éthique des marques de mode et de luxe ne saurait être désintéressée lorsqu’elles recherchent le moindre profit. Ainsi, dans la mesure où les initiatives écologiques, durables ou caritatives sont liées à un profit, elles ne possèdent plus aucune valeur morale.

Rechercher une moralité plus accessible

Il serait alors plus judicieux de considérer les valeurs morales seulement comme un idéal. C’est-à-dire comme un idéal et non pas comme quelque chose de réalisable. Car l’idéal se distingue de la réalité. Il sert de repère limite pour guider et augmenter la moralité des actions. Mais il ne faut pas envisager d’atteindre un idéal car il demeure en lui-même inaccessible.

C’est pourquoi le philosophe Nietzsche a critiqué l’idéal moral. Selon lui, il n’y a pas d’idéal moral transcendant. Rien n’est au-dessus de la vie au point d’en dépasser la valeur. La vie est la valeur absolue. Il n’y a alors pas de situations dans lesquelles la vie pourrait être sacrifiée pour un idéal moral. Le bien commun lui-même n’est pas supérieur à la vie. De plus, les idéaux qui prétendent être transcendants masquent souvent les intérêts les plus vils.

Dans ce cas, on peut se demander ce que devient la morale. Elle se résume alors aux valeurs qui protègent la vie. La morale doit favoriser l’harmonie et la paix entre les hommes et préserver l’espèce humaine.
Dans une perspective Darwiniste et concurrentielle, la moralité change encore de statut. La moralité ne consiste alors que dans les moyens qui permettent de se préserver soi-même. Il est clair que dans un tel cadre, les actions éthiques des marques ne sont pas désintéressées.

Morale réaliste de l’entreprise et pression morale du consommateur

Dès lors, dans la mesure où le concept de moralité est particulièrement variable, il semble difficile d’incriminer les entreprises de mode de s’émanciper de l’idéal moral absolu. D’autant plus que celui-ci n’est pas accessible. Lorsque les marques fournissent un effort pour rehausser la moralité de leurs actions, elles ne tombent pas forcément dans l’hypocrisie. Il se peut qu’elles recherchent sincèrement à se conformer à un certain cadre moral compatible avec le maintien de leurs intérêts. Même si ce cadre n’est pas celui de l’idéal moral. Car au moins, adhérer à une morale « réaliste » peut préserver de sombrer dans l’immoralité la plus basse.

En réalité, le rehaussement de la moralité des entreprises dépend de la pression morale des consommateurs. Il est important de se souvenir que le consommateur se situe au centre de l’industrie. L’industrie est influencée par les valeurs du consommateur. Si ces valeurs contiennent plus de moralité, les entreprises adopteront un comportement plus moral aussi. Le consommateur a un pouvoir sur les entreprises de mode. Ce pouvoir du consommateur peut contraindre les entreprises à adopter un comportement empreint de plus de moralité. Ce qui ne manquerait pas de valoriser les actions éthiques des marques de mode.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

L’influence des millennials sur l’industrie de la mode

L’influence des millennials sur l’industrie de la mode est grandissante. Les marques de mode éprouvent cependant des difficultés à cerner et à satisfaire ce nouveau public.

Millennials : une catégorie instable mais influente.

Les millennials sont les individus qui sont nés entre 1980 et 1990. Ils feraient preuve à la fois d’inconstance et d’outrecuidance. Ils seraient aussi curieux et ouverts d’esprit. C’est pourquoi devant cette nouvelle catégorie sociologique, les marques sont souvent déconcertées. Elles doivent donc mettre en œuvre beaucoup de créativité et d’inventivité afin d’attirer l’attention de ce public. Il est vrai qu’autrefois c’était l’industrie de la mode qui imposait ses choix au consommateur. Cependant, l’inverse s’affirme de manière croissante actuellement. On constate que l’influence des millennials sur l’industrie de la mode se renforce systématiquement.

Un héritage qui n’est plus valorisé.

Lors d’une précédente interview sur le web, Maria Grazia Chiuri qui est directrice artistique chez Dior, considérait que la valorisation des marques ne pouvait continuer à s’appuyer sur le passé. En effet, les marques ont exagérément tendance à insister de manière récurrente sur la dimension de l’héritage. Les marques doivent aujourd’hui montrer qu’elles peuvent offrir beaucoup plus qu’un simple héritage.

Une valorisation qui doit porter sur le futur.

Maria Grazia Chiuri soutient l’idée qu’il faut conduire la marque Dior vers le futur. A ce sujet, l’intitulé de son interview est tout à fait révélateur. L’interview s’intitulait justement « This is not your mother’s Dior ». La traduction de cet intitulé en français est : « Ce n’est pas le Dior de votre mère ». Il est clair que cet intitulé met en avant une rupture avec le passé au profit d’une liaison avec le futur.

l’influence des millennials s’impose sur les marques.

C’est essentiellement la volonté de s’adresser aux millennnials qui a motivé Maria Grazia Chiuri à renouveler l’image de la marque. cela révèle l’influence des millennials sur cette marque. Il faut ajouter que Dior n’est pas la seule marque à s’inquiéter de sa relation avec les millennials. C’est aussi le cas de nombreuses marques qui constatent et redoutent l’attitude volatile de cette catégorie sociologique.

Préférence pour la qualité et attrait pour un prix modéré.

Cela dit, si les millennials sont caractérisés une certaine inconstance par comparaison aux générations précédentes, leur comportement n’est pas non plus entièrement chaotique. C’est pourquoi on peut tout de même dégager quelques constantes. Deux constantes semblent alors s’imposer. Ces deux constantes sont la préférence pour la qualité et une attirance pour un prix modéré. Pour les millennials, c’est essentiellement la qualité qui fait le luxe. Ce n’est plus la notoriété de la marque ou bien même le prix qui fait le luxe.

Une remise en question de la notion du luxe.

Les millennials n’opteront pas pour le suivisme des réflexes d’achat des générations précédentes. Les marques pouvaient autrefois se baser sur la fidélité de leur clientèle pour anticiper les ventes saisonnières de leurs collections. Dans la mesure où la qualité prime sur le luxe, les millennials ne sont pas réceptifs à la notion du luxe prise isolément. C’est-à-dire qu’ils sont relativement insensibles à la notion du luxe lié à une marque.

Le rejet d’un luxe mondain et prétentieux.

Le luxe peut même revêtir pour les millennials une connotation négative. Le luxe peut évoquer pour eux un certain snobisme ou élitisme. Il peut encore évoquer pour les millennials un sentiment d’exclusivité alors qu’ils ont plutôt envie d’éclectisme. Les millennials préfèrent la diversité. Cette préférence s’explique par leur usage précoce d’internet. Car au moyen d’Internet, on accède spontanément et naturellement à une diversité de choses innombrables.

l’influence des millennials sur le luxe.

Peut-on alors penser que le luxe tel qu’il s’est établi jusqu’à présent est voué à disparaître ? Beaucoup de responsables dans l’industrie de la mode répondent affirmativement à cette question. Il faudra désormais présenter le luxe dans un cadre marketing rénové pour que son existence se maintienne.

La recherche d’un lien affectif avec une marque.

Les millennials recherchent une relation personnelle avec une marque. Ils attendent que les marques s’ajustent à leur style personnel de vie. Ils désirent construire une relation affective avec une marque. Il faut savoir que près de 28% des millennials filtrent les publicités sur le web. Ils refusent d’être des consommateurs stéréotypés, uniformes et passifs. Les millennials refusent l’influence de l’industrie de la mode. C’est désormais l’industrie de la mode qui subit l’influence des millennials.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

Les millennials sont identifiés comme des curators par les marques

Les millennials ont été identifiés comme des curators par les marques. Cette identification leur permet de peaufiner leur stratégie commerciale auprès de cette clientèle.

Qui sont les millennials et qu’est-ce qu’un curator ?

Les millennials sont les individus qui sont nés entre 1980 et 1990. Par ailleurs, on appelle curator quelqu’un qui pratique la curation de contenu sur le web. La curation de contenu est une pratique qui consiste à sélectionner, à éditer et à partager les contenus du web les plus pertinents sur un sujet donné.
Cette pratique de la curation de contenu est facilitée actuellement par les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux tels que Snapchat, Twitter, Instagram et Facebook permettent aux utilisateurs de partager des contenus et de communiquer des opinions aisément.

Un comportement d’achat difficile à cerner

Si les millennials sont identifiés essentiellement comme des curators, on ne leur reconnaît pas en revanche de caractéristique pertinente dans leur comportement d’achat. Il semblerait même qu’ils soient réfractaires au matraquage publicitaire. Les millennials refusent en effet tout principe d’autorité qui prétendrait influencer leurs goûts.

Les millennials constituent un groupe sociologique dont le fonctionnement pourrait être qualifié d’horizontal. Média Hearst a réalisé une étude sur les millennials. Selon cette étude, 41% des millennials mettent à profit les réseaux sociaux pour rechercher de nouveaux produits. Mais le plus intéressant est que cette étude révèle aussi que 34% d’entre eux s’adresse à des amis pour leur demander leur avis sur un produit avant de concrétiser son achat.

Il existe d’ailleurs une application dénommée AskAnna qui est spécialisée dans ce type de messages. Cette application propose donc d’échanger des conseils sur le sujet de la mode avec des personnes qui ont les mêmes goûts. De plus, cet échange de conseils ne prendrait que quelques minutes à peine.

Un penchant prononcé pour la communication digitale

Il est ainsi instructif de remarquer que les millennials sont sensibles à la communication personnelle dans le cadre d’une communauté instaurée. Si les marques veulent interpeller les millennials sur leurs offres, elles doivent en tenir compte. C’est à dire qu’elles doivent d’abord nouer des relations personnelles avec eux et établir une communauté.

C’est tout à fait la démarche que les marques Domenico Dolce & Stefano Gabbana ont entreprise. En effet, depuis deux saisons, ces deux marques sont devenues les préférées des plus influents digital natives. On peut citer parmi ces digital natives Austin Butler, Gabriel-Kane Day-Lewis, Talita von Furstenberg, Cameron Dallas, Dylan Jagger Lee, Pyper America, Daisy Clementine, Starlie Cheyenne, Lucky Blue, etc…

Tous ces digital natives sont en mesure de montrer à leurs futurs clients que Domenico Dolce & Stefano Gabbana sont d’actualité. Il en est de même pour Chanel avec l’ambassadrice de l’Eau No5 qui est Lily-Rose Deep. Toutes ces initiatives sont porteuses car elles permettent de construire une relation de longue durée avec les millennials.

Les millennials ont influencé la génération suivante

Les marques pistent également la génération qui suit les millennials. Cette génération s’appelle la génération Z. Celle-ci présente des caractéristiques comparables à celles des millennials mais en accentuant certains de leurs traits. C’est ainsi que 63% de la génération Z éprouve une nette préférence pour les publicités soutenues par des influenceurs. Elle rejette à contrario celles qui sont soutenues par des célébrités, selon une étude de WGSN sur ce sujet.

Certaines marques comme Burberry, Gucci ou Akris ont lancé la tendance du prêt-à-adapter. Il s’agit d’un prêt-à-porter qui prend davantage en considération la singularité de ses clients. Ces marques peuvent alors leur proposer des produits pouvant satisfaire leurs attentes


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

 

L’acte d’achat doit procurer une expérience de vie pour las millennials

L’acte d’achat doit procurer en priorité une expérience de vie pour les millennials avant de satisfaire un besoin de consommation.

Lier l’acte d’achat à une expérience de vie

L’acte d’achat est d’abord inclus dans la recherche d’une expérience de vie pour les millennials. Les millennials sont les personnes qui sont nées entre 1980 et 1990. Une étude portant sur le comportement économique des millennials a été réalisée par HEC Paris en partenariat avec Plus Media. Selon cette étude, 78% des millennials désirent investir dans des expériences de vie. Ce besoin d’expérience de vie est beaucoup plus impérieux pour cette génération que son besoin de consommation. L’étude montre en effet que l’achat d’un objet de luxe est largement relégué en arrière-plan pour les millennials.

Ce mode de fonctionnement sociologique propre aux millennials doit être pris en compte par les marques. C’est à cette seule condition qu’elles pourront attirer les millennials et les sensibiliser à leurs offres. Les marques doivent donc proposer une expérience d’achat à cette nouvelle clientèle en lui présentant leurs produits. Car une expérience d’achat est l’union d’une expérience de vie et d’un acte d’achat.

Gucci s’impose comme le précurseur d’un marketing novateur

Ce challenge a été réussi récemment par la marque Gucci. Ses ventes ont en effet augmenté de 13% depuis l’arrivée d’Alesandro Michele à la tête de la marque. Alessandro Michele a instauré un excellent storytelling sur les réseaux sociaux. Ce storytelling intègre des people de grande renommée tels Charlote Casiraghi, Hari Nef et Jared Leto. Gucci a aussi créé un site commercial sur lequel on peut consulter les mood board des collections de la marque et acheter les produits en ligne.
On peut avouer que Gucci a mis en place une stratégie commerciale vraiment pertinente pour séduire les millennials. A tel point que cette stratégie s’imposera sans doute comme une référence incontournable pour les autres marques.

Les marques doivent développer le commerce en ligne

Dans cette stratégie, la création d’un e-shop est un élément fondamental. C’est notamment le point de vue de Paola Tuzzi qui a publié un article dans le magazine Antidote. L’article s’intitulait justement « Pourquoi les marque de luxe n’ont-elles pas de e-shop ? ». Selon Paola Tuzzi, les marques de luxe qui ne créeront pas de e-shop seront pénalisées sur le long terme. En revanche, les marques qui auront créé leur e-shop pourront espérer obtenir de fructueux bénéfices. Elle pense même que ces bénéfices pourraient atteindre 43 milliards de bénéfice de plus d’ici 2020 par rapport aux marques qui n’ont pas créé d’e-shop.

Les marques doivent innover et diversifier leur approche

Quoi qu’il en soit, il devient évident que le luxe doit impérativement innover. Les seules boutiques et les seuls produits ne suffisent plus pour attirer les nouvelles générations vers le luxe. Cela est vrai au sujet des millennials mais aussi au sujet de la génération suivante, la génération Z.
Il faut désormais s’appuyer sur une approche diversifiée pour toucher ces générations. Nicolas Ghesquière l’a bien compris puisqu’il a présenté sa dernière collection printemps-été 2016 par le biais d’un personnage de Final Fantasy. Burberry aussi l’a bien compris car il a ouvert une chaîne musicale sur Apple Music.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

La mode est un sujet sérieux qui intéresse la philosophie

Un sujet profondément philosophique

La mode est un sujet sérieux qui possède réellement une dimension philosophique. La mode est un sujet de réflexions pour un certain nombre d’auteurs d’ouvrages philosophiques. On se rappellera à cet effet l’étude sur la mode de G. Simmel justement intitulé « Philosophie de la mode ». Cette étude fait encore référence actuellement.

On pourrait aussi citer L’historienne des idées Françoise Gaillard qui a rédigé un ouvrage sur la mode. L’ouvrage s’intitule « Le musée de la mode » et définit la mode comme un phénomène dont l’essence est la nouveauté. Il y a encore la philosophe Véronique Bergen qui a publié « Le corps glorieux de la top model ». Cette auteure soutient l’idée que les préjugés dévalorisants dont la mode est victime expliquent que les philosophes hésitent parfois à traiter ce sujet.

Cet intérêt de la philosophie pour la mode est assez significatif et se traduit même par des conférences sur ce thème. C’était notamment le cas d’une journée de conférences lors du colloque Pop Philosophie qui s’était tenu à Marseille en 2014.

Un balayage du champ philosophique de l’être et du paraître

La mode se situe dans la problématique philosophique de l’être et du paraître. La mode renvoie à l’interrogation qui porte sur la manière de se percevoir soi-même et la manière d’apparaitre aux autres. Les critères du choix vestimentaire sont donc implicitement liés à cette problématique philosophique.

Marie-Aude Baronian se demande avec beaucoup de profondeur si on a un vêtement ou bien si l’on est un vêtement. Avoir un vêtement signifie que celui-ci demeure superficiel et que c’est celui qui le porte qui est réel. Etre un vêtement signifie au contraire que c’est le vêtement qui est réel et que c’est celui qui le porte qui est superficiel.

La mode comme libération et comme contrainte pour le corps

La mode renvoie directement au corps. La question porte sur la dynamique entre la mode et le corps. La mode est-elle une libération du corps ou bien est-elle une contrainte pour le corps ? La réponse la plus mesurée serait que la mode est simultanément une libération et une contrainte pour le corps. On pourrait prendre ici l’exemple du corset. On peut dire que le corset est une libération pour le corps dans la mesure où il permet de le mettre en valeur. Le corset permet en effet de rendre explicites les formes féminines. Mais le corset est aussi une contrainte pour le corps dans la mesure où il l’enserre excessivement.

Il est vrai qu’aujourd’hui le corset n’existe plus mais il existe d’autres artifices de la mode que l’on peut appréhender comme libérateurs et contraignants. Cela serait par exemple le cas des talons aiguilles. Ce pourrait être encore le cas de jupes qui sont de plus ne plus courtes. Cet effet libérateur et contraignant de la mode sur le corps montre qu’il n’est pas seulement physique. Car cela montre que le corps possède aussi un aspect social.

La mode et la problématique du soi et de l’autre

Une autre problématique philosophique caractéristique de la mode est celle du rapport entre soi et les autres. Selon Marie Aude Baronian, l’analyse de la mode montre que l’homme est un être mimétique. C’est-à-dire que l’homme imite le comportement vestimentaire (et non vestimentaire) des autres. Pour Françoise Gaillard, la mode permet de soumettre l’individu à la société.

Cependant, cette soumission est compatible avec la différenciation individuelle. C’est d’ailleurs grâce à cette compatibilité que l’individu accepte de suivre la mode. Cela signifie qu’il est possible d’être à la mode tout en construisant et en affirmant son style personnel. La mode permet ainsi de relier l’individu à la société mais en lui permettant de s’en distinguer.

La temporalité particulière de la mode

La mode possède un rapport au temps qui est particulier, d’après le philosophe Francesco Masci. Dans la mode, le temps n’est pas linéaire. La mode se fait et se défait selon un procédé temporel cyclique.
« C’est comme si chaque événement contenait en soi une promesse vouée à l’échec, mais avec cette idée que c’est l’échec même qui relance les événements, leur donne une filiation. Dans la mode, la déception est déjà inscrite dans le vêtement. La mode est mort-née ».

Conclusion

La mode est un sujet sérieux. La mode soulève des problématiques profondément ancrées dans la philosophie. Il est regrettable que la portée philosophique de la mode soit souvent négligée. Ce sont en effet les aspects les plus superficiels de la mode qui dominent la réputation de celle-ci.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

 

Un nouvel élan du Made in France qui doit être soutenu par l’Etat

Un député annonce que le made in France attire davantage l’attention des consommateurs. C’est un nouvel élan du Made in France que l’Etat devrait soutenir.

L’appui des pouvoirs publics à ce nouvel élan

Yves Jégo qui est président de l’association Pro France et député de Seine-et-Marne a accordé récemment une interview à France Info. Lors de cette interview du jeudi 12 novembre, Yves Jégo a estimé que se produisait actuellement un nouvel élan du Made in France. Cette annonce était concomitante à la tenue du salon du Made in France à Paris.

Cependant, le président et fondateur de l’association Pro France qui a lancé le label Origine France Garantie suggère de soutenir et de renforcer cet élan. C’est pourquoi il a sollicité les pouvoirs publics à promouvoir, à accompagner et à accélérer ce mouvement. Au même moment aux portes de Veresailles, 450 entreprises présentaient leurs nouveaux produits labélisés « France ».

Les raisons de ce nouvel élan du Made in France

Selon Mr Jégo, ce renouveau du Made in France s’explique par la volonté et le dynamisme de certains chefs d’entreprises. Ces chefs d’entreprises fournissent de gros efforts pour proposer aux consommateurs des produits labélisés français. Il s’agit notamment de chefs d’entreprise du secteur du textile. Il existe aussi une demande bien réelle de la part des consommateurs pour les produits français. C’est pourquoi il faut leur proposer un label qui garantisse l’origine française des produits français. D’où le label Origine France Garantie. C’est une bonne chose que l’industrie française se rétablisse car sa capacité de production avait faibli depuis 30 ans.

L’influence du consommateur sur la nouvelle distribution

Pour Yves Jégo, le consommateur est un acteur majeur pour l’essor de la production française. Pour jouer ce rôle d’acteur majeur, il faut l’informer de l’origine française des produits. C’est la demande massive engendrée par le choix des consommateurs qui pourra influer sur la grande distribution. Si la préférence des consommateurs s’oriente sur du Made in France, la grande distribution suivra aussi cette préférence.
L’association Pro France est en train d’établir un partenariat avec un acteur important de la grande distribution. Il serait question de faire accepter le label Origine France Garantie auprès de 300 fournisseurs de cet acteur.

L’opinion économique est actuellement très favorable au patriotisme économique. Les consommateurs ont développé un plus grand intérêt pour le développement durable. Ils deviennent davantage responsables. C’est pourquoi les pouvoirs publics doivent maintenant accompagner ce mouvement. Il serait encore mieux s’ils pouvaient aussi l’accélérer. Cela dit, il faut admettre que l’on ne consommera jamais exclusivement des produits français.

Progression du Made in France comme critère du choix du consommateur

Il faut savoir que l’origine d’un produit est le troisième critère qui préside au choix de 20% des consommateurs actuellement. Ce critère n’était que de 11% il y a cinq ans. Ce critère de l’origine a donc considérablement progressé. Cela dénote un nouvel élan du Made in France.

Il est clair toutefois que le premier critère demeure celui du rapport qualité-prix. Mais il est intéressant de remarquer que le critère de l’origine vient rapidement après. Ce n’était en effet pas le cas durant les 30 dernières années. Cela révèle à quel point ce critère prend de l’importance.
Cette importance est d’autant plus grande que la notion d’origine est une notion à valeurs multiples. Ces valeurs sont celles du souci sanitaire, environnemental et social. Sans oublier non plus les exigences de la traçabilité, des circuits cours et du développement durable.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Les vêtements connectés sont-ils des vêtements de luxe?

La cinquième édition de la fashion tech week s’est déroulée récemment à Paris, Lyon et Roubaix. Une réflexion a été développée sur le lien entre les vêtements connectés et le luxe.

Les relations entre le luxe et la technologie

Cette réflexion sur le lien entre les vêtements connectés et le luxe était organisée dans le cadre d’une table ronde. Le sujet proposé était « Nouvelles technologies vs luxe-Alliance ou opposition ?-Regards croisés ». Cette table ronde a eu lieu à l’école de mode LISAA qui est située à Paris.

Il est clair qu’aujourd’hui la relation entre le luxe et la technologie est une relation beaucoup plus étroite. C’est en effet particulièrement au niveau de la conception et de la production du luxe que cette relation est établie. Des procédés hautement technologiques interviennent dans la création du luxe.

Cependant, l’intégration d’un système technologique dans un objet de luxe est moins répandue. Par exemple, il existe des montres connectées à des vêtements mais leur statut d’objet de luxe est discuté.

L’intégration des systèmes technologiques dans un objet de luxe

Il convient de se poser certaines questions sur l’intégration d’un système technologique dans un objet de luxe. Les technologies intégrées sont-elles en accord avec les exigences de la pérennité des produits de luxe ? Nous savons qu’un vêtement de luxe est un vêtement de qualité dont la durée d’existence doit être longue.

En revanche, les systèmes technologiques ont des durées de vie beaucoup plus brèves. D’autant plus qu’ils sont souvent conditionnées avec de l’obsolescence programmée. Par exemple, comment faudrait-il faire lorsqu’un iPhone intégré à un manteau tombe en panne ? Surtout que le nouvel iPhone ne sera sans doute pas compatible avec le manteau…

Cela nous conduit à nous poser une question fondamentale. Dans la mesure où un produit connecté est un produit potentiellement obsolète, un tel produit peut-il être vraiment considéré comme un produit de luxe ? Actuellement, nous pouvons répondre que non. Cette réponse se justifie par la notion du luxe qui prévaut de nos jours. Selon cette notion, les produits de luxe sont des produits résistants. Leur durée de vie est très longue. A tel point que ces produits se transmettent souvent sur plusieurs générations.

Une notion du luxe évolutive

Cela dit, la notion du luxe n’est pas forcément une notion définitive. Il se pourrait que les dernières générations de consommateurs privilégient plutôt l’aspect expérientiel du luxe au lieu de l’aspect de la possession. Dans le cas de l’aspect expérientiel, la pérennité d’un produit n’est pas forcément requise. Alors que dans le cas de l’aspect de la possession, c’est la pérennité du produit qui est requise. Si la préférence était donnée à l’aspect expérientiel, on pourrait alors envisager des produits de luxe qui soient périssables. On pourrait avoir ainsi des vêtements connectés qui soient des objets de luxe.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Le seizième sommet mondial du luxe et de la création

Le 30 janvier 2018 se déroulera le Seizième sommet mondial du Luxe et de la Création au Cercle de l’Union Interalliée située au 33, rue fbg St Honoré 75008 Paris.

Des réflexions transversales qui recherchent l’innovation

Le seizième sommet mondial a pour objectif d’inventer le luxe de demain. Il s’agira d’établir les bases créatives, sociologiques et économiques du luxe pour un avenir proche. Il sera donc question de mener un ensemble de réflexions transversales. C’est pourquoi le sommet mondial du luxe est un lieu d’expression et d’échanges. C’est lors de ce sommet que les courants qui nourrissent le luxe en profondeur sont mis en place. On y développe les idées et les projets qu’il faudra ultérieurement réaliser.

C’est le Centre du Luxe et de la Création qui organise ce sommet mondial. Rappelons que le Centre du Luxe et de la Création est le groupe de réflexion et d’action des métiers du luxe. Disons aussi que le Centre du Luxe et de la Création est la référence incontournable dans le domaine du luxe. C’est en effet en son sein qu’émergent les nouveaux talents de l’industrie du luxe et de la création.

Il faut dire aussi qu’au Centre du Luxe et de la Création, des groupes de réflexion sont organisés pendant tout le courant de l’année. Le Centre propose encore toutes sortes de formations. Ces formations s’adressent aux artisans des métiers du luxe et aux créateurs. Le Centre prodigue même des conseils aux dirigeants de l’industrie de la mode.

Un programme chargé pour atteindre des objectifs importants

Le programme de ce Seizième Sommet Mondial du Luxe et de la Création sera centré sur les différentes stratégies qui permettront de maintenir et de développer l’aspect onirique du luxe. On sait bien que l’attrait du luxe est construit sur le rêve qu’il apporte au public. C’est pourquoi la croissance du luxe est basée sur du rêve. Il est donc fondamental que luxe maintienne cet aspect onirique pour que perdure sa croissance.
La valeur du luxe est une valeur symbolique et expérientielle. Mais la valeur du luxe repose aussi sur le prix élevé de ses produits. C’est pourquoi on dit que dans le cas du luxe c’est le prix qui fait la valeur. A contrario des biens de consommation courants pour les quels c’est la valeur qui fait le prix.

Pour désirer un objet de luxe, le client doit percevoir ces trois aspects du luxe que sont l’aspect symbolique, l’aspect expérientiel et la valorisation de l’acte d’achat. Pour ce faire, il est indispensable que l’approche marketing des produits mette en évidence ces trois aspects. Car il est bien clair que si on ne met pas l’accent sur ces trois aspects, le client ne les percevra pas avec suffisamment d’intensité. Il demeurera ainsi insensible au luxe et ne consommera pas.

Satisfaire une clientèle exigeante

Durant le seizième sommet mondial, on cherchera donc des moyens adéquats pour faire monter la côte du luxe. De plus, l’ensemble des aspects du luxe feront l’objet d’interrogations et d’approfondissements. Il faut prendre en considération que la clientèle du luxe est une clientèle très exigeante.

A tel point que les exigences de cette clientèle sont constituées d’une chose et son contraire. Le client veut un luxe créatif et inattendu mais il veut aussi participer à sa conception. Il veut encore que le luxe atteigne les sommets du progrès technique mais qu’il soit fabriqué selon les normes du développement durable. Il veut de plus que le luxe soit connecté à des objets digitaux mais qu’il soit fait à la main.

Conclusion

C’est donc un véritable challenge que ce seizième Sommet Mondial du Luxe et de la Création devra affronter. Car il ne sera pas aisé de satisfaire toutes les demandes contraires les unes aux autres qui proviennent de cette clientèle du luxe.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

 

Les symboles religieux s’immiscent dans la mode

Alors que la mode et la religion sont des univers très éloignés, certains créateurs s’inspirent quand même des symboles religieux.

Les symboles religieux sont une source d’inspiration pour la mode

Certains créateurs de mode construisent leur style en s’inspirant des symboles religieux. C’est notamment le cas de Dolce & Gabbana. C’est ce que rappelle Bruno Bénédic qui est enseignant à Mod Spé Paris, à Esmod-Isem et qui est aussi consultant en stratégies pour les marques de mode.
L’influence des symboles religieux sur la mode se traduit par des créations originales. Parmi ces créations, on trouve des chaussures à talon en forme de Sacré-Cœur, des robes qui portent l’image des saints et des boucles d’oreilles en forme de croix.

Il y a même des collections entières qui sont inspirées par les symboles religieux. C’était justement le cas de la collection automne-hivers 2014 de Dolce & Gabbana. Cette collection évoquait les mosaïques de la cathédrale de Monreale en Sicile.
Dolce & Gabbana utilisent les symboles religieux pour élaborer un style maniériste et affecté. Leurs créations qui s’inspirent aussi d’un fond baroque, sont conçues pour fasciner, charmer et séduire. D’autres créateurs aussi suivent l’exemple de Dolce & Gabbana.

Une source d’inspiration multiforme

Martine Villelongue qui est responsable de la filière mode à l’Université Lumière Lyon II et qui est maître de conférences en histoire de l’art fait remarquer que la mode, les vêtements et la religion ont toujours entretenu des liens formels et stylistiques. Jean-Paul Gaulthier, Valentino et Alexander Mc Queen recourent eux aussi aux symboles religieux pour leurs créations.

On rencontre encore d’autres créateurs qui ont recours aux éléments de la religion pour provoquer. C’est le cas de Vivienne Westwood, de Jean-Paul Gaulthier et de John Galliano. Ces créateurs mélangent l’inspiration religieuse avec des éléments punk et gothiques. Ils lient ainsi le sacré et le profane, comme le remarque Bruno Bénédic.

La création se nourrit également en épurant les symboles religieux et les vêtements religieux. C’est le cas de Coco Chanel qui a trouvé de l’inspiration dans les tenues religieuses des pensionnats. On se souvient encore de Jean-Charles de Castelbajac. Car ce créateur avait conçu des vêtements liturgiques pour les JMJ. Ce type d’initiative est une constante dans la pratique de la mode, selon Bruno Bénédic.

Une perception non confessionnelle du symbole religieux

On pourrait se demander s’il existe un point commun entre tous ces créateurs. Ce point commun existerait bel et bien selon Bruno Bénédic. En effet on peut remarquer que ces créateurs ont en commun de proposer une perception non confessionnelle du symbole religieux. Cette perception est uniquement esthétique.

Cela dit, cette perspective de la création doit appeler à la prudence. Il va de soi que cette perspective ne doit pas être suivie dans certains pays imprégnés d’un fort sentiment religieux. On pourrait citer par exemple le cas des pays musulmans et de la Russie.

Cela dit, même dans un pays comme la France la prudence est de mise. En 1994, Claudia Schiffer avait défilé Pour Coco Chanel. Elle portait une robe couverte de versets du Coran. C’est alors que Dalil Boubabakeur avait dénoncé cet évènement comme étant une profanation. La maison de couture avait dû s’excuser et elle avait même détruit la robe.
En 1997, le couturier Hussein Calayan d’origine turque s’était permis d’organiser un défilé provocateur. Il s’agissait de faire défiler des mannequins vêtus de burqa mais l’un des mannequins était complètement nu.

Conclusion

Cette relation du symbolisme religieux avec la mode appelle à s’interroger. On peut en effet se demander dans quelle mesure la mode touche au culte lorsqu’elle touche aux objets du culte, d’aprés Bruno Bénédic.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Restons en contact