La mode éthique est-elle sincère ou intéressée?

L’industrie de la mode a développé depuis quelques temps une sensibilité pour la bienfaisance. Mais la mode éthique est-elle sincère ou bien est-elle intéressée ?

Une orientation vers une production éthique et durable

On a pu constater durant ces dernières années que de nombreuses marques de mode se sont orientées vers une production éthique et durable. Il faut dire que la fast fashion et la recherche effrénée de la nouveauté pour dominer la concurrence a conduit à de nombreux désastres. Il semblerait à présent que les labels de beauté soient devenus plus sensibles à leurs responsabilités sociales. Cependant, la mode éthique est-elle sincère dans ces nouvelles tendances vers la bienfaisance ?

Le groupe LVMH a entrepris la création d’un fond carbone. Ce fond est utilisé pour l’achat d’équipements qui permettront de réaliser des économies d’énergie. Cette économie d’énergie permettra à son tour de diminuer les émissions de gaz responsables de l’effet de serre.

La marque de mode REDEMPTION s’est engagée dans une démarche de charité. En effet, elle reverse la moitié de ses bénéfices à des ONG et à des associations. Cette action en faveur de ses organismes permet même à ces derniers d’augmenter leur notoriété.

LVMH, à nouveau, a développé une marque verte en 2016. Le nom de cette marque est CHA LING. Il s’agit d’une ligne cosmétique qui comprend dans ses composants des feuilles de thé Pu’er. Le but de cette démarche serait de protéger les forêts de théiers du Yunnan en Chine.

La mode éthique : une sincérité apparente qui cache souvent des intérêts

Les marques ont tout de même pour but de de donner une image favorable à leur public. Cette image est celle de la durabilité et de l’éthique. Il faut dire que ces valeurs sont inscrites dans l’esprit du temps. Les marques mettent en place une très forte communication autour de ces initiatives. Celles-ci sont agencées dans un plan marketing finement programmé.

Il serait intéressant d’identifier les intérêts dissimulés derrière ces si belles actions. Outre la mauvaise conscience, on peut identifier deux intérêts majeurs.
Le premier est que ces ressources en voie de raréfaction sont utilisées comme matière première par ces industries de la mode. Leur épuisement total pourrait augmenter considérablement les coûts de production. Il y a donc tout intérêt à les préserver.

Le second est que les consommateurs sont de mieux en mieux informés sur les enjeux écologiques. Ils sont de plus en plus exigeants sur les comportements éthiques et durables des entreprises. Les marques sont donc contraintes de prendre des engagements éthiques. Elles doivent souscrire aux valeurs qui sont celles de leur clientèle.

Conclusion

La mode éthique est-elle vraiment sincère ou bien est-elle intéressée ? On comprend bien à présent que cette sincérité n’ira jamais à l’encontre de l’intérêt. De plus, on peut même penser que la sincérité apparente camouffle souvent en réalités des intérêts. Mais l’essentiel demeure en cela que les marques sont maintenant tenues de prendre en compte la dimension éthique et durable dans leur fonctionnement et dans leur production. Les marques sont dans une certaine mesure soumises aux exigences de leur clientèle. C’est cette dernière qui pousse les marques vers un comportement éthique et durable.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Le Fond Mondial pour la Nature établit un classement éco-durable des entreprises textiles

Le Fond Mondial pour la Nature s’est intéressé au comportement éco durable de 12 entreprises textiles afin d’établir leur classement éco durable.

Le Fond Mondial pour la Nature créer un classement qui vise la clarté

Le Fond Mondial pour la Nature a attribué la première place dans ce classement à la marque H&M. La dernière place a été attribuée à l’entreprise Tally Weijl. Remarquons que les entreprises qui ont fait l’objet de ce classement sont essentiellement des entreprises suisses.
Le Fond Mondial pour la Nature a instauré des appréciations pour ce classement. La meilleure appréciation est celle de visionnaire. La pire appréciation est celle de retardataire ou d’opaque. Malheureusement, aucune entreprise du classement n’a mérité l’appréciation de visionnaire, selon le Fond Mondial de la Nature.
Signalons que H&M a reçu l’appréciation d’ambitieuse. Ceci est tout de même louable car l’appréciation d’ambitieuse appartient au deuxième niveau du classement. Les entreprises qui figurent en bas du classement sont, par ordre décroissant, les entreprises Triumph International, Chicorée Mode, PKZ Group et Tally Weijl.

Les grilles du classement

Pour classer les entreprises textiles, le Fond Mondial pour la Nature devait recueillir des informations sur ces entreprises. Pour ce faire, le Fond s’est adressé à une entreprise spécialisée dans le recueil des données. Il s’agit d’Oekom Research dont la spécialité est la notation de l’engagement social et éco responsable des entreprises.
Les analystes d’Oekom Research avaient proposé au Fond National pour la Nature une centaines de critères pour la classification. Cependant, le Fond a retenu seulement une soixantaine de critères. Ces critères ont alors été regroupés selon plusieurs rubriques.

Ces rubriques sont par exemple, les droits humains, le niveau de recyclabilité des substances chimiques utilisées, la quantité d’eau consommée, la qualité durable ou non durable des matières premières, le type de logistique pour le transport des marchandises, le mode de management de l’entreprise et sa politique environnementale.
Les informations recueillies par Oekom Research proviennent d’organisations non gouvernementales et des médias pour une part. Ces informations proviennent aussi des instituts de recherche et même des entreprises concernées, pour une autre part.

Un classement participatif qui incite à la réflexion

Le Fond Mondial pour la Nature a accordé aux entreprises classées la possibilité de commenter les résultats du classement les concernant. Si sept d’entre elles ont fourni des commentaires, les autres restantes s’en sont abstenus. Notons que parmi ces sept entreprises, figurent les quatre entreprises en tête du classement.
Dans son rapport sur ce classement, le Fond Mondial pour la Nature souhaite promouvoir une réflexion sur le domaine du vêtement en général. Cette réflexion aurait pour objet le cycle d’existence d’un vêtement, sa confection et son recyclage. Cette réflexion pourrait encore se compléter en s’interrogeant sur l’utilisation des vêtements et sur leur réparation.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

La coloration naturelle du textile suscite un regain d’intérêt au Kerala

La coloration naturelle du textile suscite récemment un regain d’intérêt au Kerala depuis l’identification de nouvelles plantes colorantes par des chercheurs.

Une découverte à dimension écologique

Ces plantes colorantes constituent véritablement une valeur ajoutée pour renforcer le développement de l’écologie au Kerala. La coloration naturelle du textile n’a pas d’impact négatif sur l’écosystème lors de la destruction des vêtements. Cette technique de coloration naturelle du textile est respectueuse de l’environnement.

Une coloration naturelle du textile non allergène

Elle est aussi respectueuse de la santé dans la mesure où elle n’occasionne pas de réactions allergiques. Il a été en effet remarqué que les jeunes enfants ont souvent des réactions allergiques au contact des vêtements traités synthétiquement. Certaines allergies sont même déclenchées spécifiquement à cause du contact avec des colorations synthétiques. C’est plus souvent le cas pour les bébés mais ces c’est parfois aussi le cas pour les adultes.

L’identification des pigments et ses objectifs

Les chercheurs de l’Université Agricole du Kerala située dans la ville de Thrissur ont effectué une analyse chimique de ces plantes. Le but de cette analyse était de déterminer leurs composants biochimiques. Les chercheurs étaient particulièrement intéressés par les molécules colorantes de ces plantes. Car l’identification de ces molécules permettra à ces chercheurs de mettre au point des procédés de coloration performants. Il est évident que cette découverte doit conduire à des applications de coloration dans l’industrie du textile.

Un potentiel technique et économique sous-exploité

La directrice de l’équipe de recherche, P. Indira Devi, s’étonne que la coloration naturelle du textile n’ait pas vraiment suscité d’intérêt plus tôt au Kerala. Ceci est d’autant plus curieux que l’on rencontre une flore riche et variée dans ce pays. D’autant plus que la région de l’Ouest du Gahts excelle particulièrement du point de vue de la flore.
Il existe même au Kerala des techniques de coloration naturelle pour les fresques dans l’art sacré. Il est donc certain que la coloration naturelle possède un potentiel technique et économique important au Kerala. Malheureusement, force est de constater que ce potentiel est demeuré sous-exploité jusqu’à présent.

Elaborer des techniques de coloration à haut rendements

Cependant, il faut développer des techniques appropriées pour que l’aspect commercial de la coloration naturelle du textile soit un succès. Il faut aussi être imaginatif et créer des gradations de couleurs à la mode pour les vêtements. Toutefois, la maîtrise des caractéristiques qualitatives ne suffit pas pour garantir ce succès commercial. Car il faut encore que les quantités produites soient suffisantes pour couvrir les investissements et obtenir du profit. C’est pourquoi les techniques de coloration naturelle du textile doivent être adaptées à des outils de production à haut débit.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

La mode s’inspire de la nature au musée Victoria & Albert

Une prochaine exposition qui montrera comment la mode s’inspire de la nature a été annoncée récemment au musée Victoria & Albert à Londres.

Des réalisations variées

Pour donner un avant-goût des réalisations qui seront exposées lors de cet évènement, on peut déjà citer une cape en plume de coq, une robe confectionnée en utilisant des bouteilles plastiques recyclées et un sac en forme de pochette confectionné en fibres d’ananas. Ces réalisations auront bien sûr pour but de mettre en évidence comment la mode s’inspire de la nature.

Cette exposition prévue s’intitule « Fashioned from nature ». On peut déjà dire que pas moins de 300 créations sont attendues lors de cet évènement. Ces créations permettront d’appréhender le lien complexe et étroit qui rattache la mode et la nature depuis le XVIème siècle.

Des professionnels de grande réputation

Les couturiers Philip Treacy, Dries van Noten et Christian Dior figureront parmi les exposants. La créatrice Vivienne Westwood sera aussi de la partie. Ses créations inspirées par la nature sont mises à la contribution de l’activisme environnemental. Les créations vestimentaires de Stella Mac Cartney seront également mises en exergue. Cette créatrice est en effet très appréciée pour ses efforts d’innovations et de valorisation des vêtements.

Seront encore présents à cet évènement Calvin Klein et Christopher Reaburn. C’est d’ailleurs Calvin Klein avait conçu la robe qu’Emma Watson avait porté au Gala du Met en 2016. Cette robe était confectionnée avec des bouteilles en plastique recyclées.

La partie historique du programme

Cette exposition présentera également des pièces historiques. Il y aura par exemple une paire de boucles d’oreilles dont la date de fabrication est 1875. Notons que ces boucles d’oreilles ont été tout de même fabriquées sur des têtes de passereaux empaillées. Il y aura aussi une robe en mousseline datant des années 1860. Là encore, l’ornement de cette robe est très particulier. Il faut tout de même noter qu’il s’agit de coléoptères verdoyants.

Des tissus variés seront même exposés au musée pour cet évènement. Il s’agit en fait des fibres textiles qui ont été utilisées au XVIIème siècle et au XVIIIème siècle. pour mémoire, on peut citer le coton, le lin, la laine et la soie. Notons qu’il y aura encore une exposition sur les fibres synthétiques. De plus, des conférences sont prévues. Elles auront pour objet d’expliquer comment on peut diminuer l’effet négatif de la mode sur l’environnement.

Un musée qui accueille de grands évènements

Le musée Victoria & Albert de Londres accueille souvent des expositions qui connaissent un grand succès. On se souviendra par example de « A brief History of Underweare », « Undressed », « Shaping Fashion » et “Balenciaga”.
L’exposition “Faschion from Nature” qui montrera comment la mode s’inspire de la nature est prévue le du 21 avril 2018 jusqu’au 27 janvier 2019.  Comme indiqué précédemment, elle se déroulera donc au musée Victoria & Albert à Londres.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Peut-on compter sur la technologie pour traiter et recycler les déchets textiles?

L’augmentation des déchets textiles conduira bientôt à une situation d’urgence. La technologie parviendra-t-elle à traiter et recycler les déchets textiles?

Une demande de conseils auprès d’experts

Le magazine de mode Marie-Claire du mois d’août 2017 est consacré au développement durable car il devient urgent de traiter et recycler les déchets textiles. Pour la rédaction de ce numéro, le Magazine Marie-Claire s’est adressé à des experts du développement durable.

Des experts reconnus

La responsable du département du développement durable de l’entreprise Amazone a été sollicitée. Le Doyen de la Parson School of Fashion de New-York avait aussi été convié pour participer à ce numéro. La fondatrice de Fashion Tech Lab, Miroslava Duma, avait encore été invitée comme rédactrice en chef pour ce numéro. Fashion Tech Lab est essentiellement un incubateur d’entreprises mais aussi un laboratoire expérimental qui travaille sur les technologies innovantes.

Une confiance naïve dans les moyens technologiques

Le message qui est transmis aux lecteurs de ce numéro consiste à prétendre que la technologie est une solution miracle. C’est-à-dire que la technologie seule serait capable de recycler et d’éliminer la totalité des déchets textiles rejetés par l’industrie de la mode.

La déresponsabilisation du consommateur

Ce qui revient à dire que l’implication active du consommateur pour la durabilité est inutile. Le consommateur n’a pas besoin de remettre en question son mode de vie pour l’améliorer. Autant dire que l’on peut légitimement persévérer dans les mauvaises habitudes de la surconsommation. La surconsommation serait alors sans danger pour l’homme et son environnement. En effet, la technologie aurait le pouvoir de saper les effets négatifs de cette surconsommation.

Une capacité insuffisante pour retraiter et recycler les déchets textiles entièrement

Il est vrai que la technologie possède une certaine capacité à retraiter et recycler les déchets textiles. Cependant, on sait très bien que la technologie ne peut pas traiter et recycler les déchets textiles à 100%. D’autant plus que l’augmentation du volume des déchets textiles est considérable. Les campagnes d’incitation au recyclage mises en place par H&M du type Don’t let fashion go to waste ne suffiront pas pour résoudre le problème posé par les déchets textiles. Ces campagnes sont néanmoins utiles mais pas assez efficaces.

L’exemple d’H&M

La marque H&M rejette 500 tonnes de déchets textiles tous les jours en moyenne. La capacité de recyclage de cette marque est insuffisante car elle recycle seulement 500 tonnes en 6 ans. La quantité de déchets que peut recycler cette marque parait donc résiduelle par comparaison à la quantité de déchets qu’elle produit.

Conclusion

Le volume extrêmement important de vêtements produits, la mauvaise qualité de beaucoup de vêtements et la texture non recyclable de certains tissus posent de grands problèmes aux procédés de recyclage. On ne peut donc raisonnablement pas compter sur la seule technologie pour traiter et recycler les déchets textiles en totalité. La responsabilisation du consommateur pour la prise d’habitudes conformes à la durabilité s’avère donc indispensable. C’est essentiellement au moyen de ce changement du mode de vie que l’on pourra résoudre les problèmes posés par l’excès de déchets textiles.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

 

L’industrie de la mode est une industrie menaçante

La surproduction de l’industrie de la mode ainsi que son type de production non durable constitue une menace pour l’homme et son environnement.

La surproduction démesurée de l’industrie de la mode.

Il est urgent que l’industrie de la mode évolue vers plus de durabilité. La production textile de l’industrie de la mode réalise une croissance qui augmente de manière significative. A tel point que le taux de croissance attendu jusqu’en 2030 serait de 63%, selon certaines estimations. D’après un rapport récent intitulé « Pulse of the fashion industry », la quantité de vêtements produits par l’industrie de la mode dans le monde actuellement est de 62 millions de tonnes. Le taux de 63% appliqué à ces 62 millions donne une production de vêtements de 102 millions prévue pour 2030 car 63%*62 000 000 + 62 000 000=101 060 000.

Une augmentation massive des déchets

Dans la mesure où la production de vêtements connaît une telle croissance, les déchets textiles sont eux aussi en nette augmentation. Il est prévu un taux d’augmentation de 60% des déchets textiles de l’industrie de la mode jusqu’en 2030. Cela représente une augmentation de 57 millions de tonnes chaque année jusqu’en 2030.
Il faut donc s’attendre à un encombrement de 148 millions de tonnes de déchets dans le monde chaque année. Cela représente 17,5 kg de déchets par habitant.

Un recyclage insuffisant

On sait qu’aujourd’hui on ne parvient qu’à recycler seulement 20% des vêtements usés. Les 80% restant sont envoyés en déchèterie. Une partie importante de ces déchets sera incinérée. Quant à la partie restante, elle sera tout simplement abandonnée en l’état et sera un facteur direct de pollution.
Les procédés de recyclage ne seront vraisemblablement pas assez renforcés dans les années à venir pour parvenir à recycler de telles quantités de déchets textiles.

Une évolution urgente et nécessaire vers la durabilité

C’est pourquoi l’industrie de la mode doit adopter un type de production durable. Cela signifie que les vêtements doivent être produits en quantité raisonnées. De cette manière, l’exploitation des fibres textiles serait soulagée et les quantités de déchets seraient limitées. L’industrie de la mode doit aussi privilégier la confection avec fibres textiles durables. Les fibres textiles durables se recyclent plus facilement et ne constituent pas une source de pollution.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Les médias de la mode et leur contribution insuffisante au mode de vie durable

Les médias de la mode devraient jouer un rôle plus actif auprès de leurs lecteurs et inciter ces derniers à adopter un mode de vie durable.

Des médias assez superficiels

Les médias de la mode sont centrés essentiellement sur les aspects superficiels de la mode. Ces médias relatent le plus souvent les dernières tendances de la mode, la vie des célébrités, l’opinion des créateurs de mode et le succès des grandes marques.
De plus, les problèmes liés à l’industrie de la mode tels que le niveau insuffisant de ses engagements en faveur de la durabilité sont abordés de manière trop ponctuelle.

Des initiatives dont la portée est faible

Le magazine Marie Claire, dans sa version américaine, a consacré son numéro du mois d’août 2017 aux problèmes environnementaux. Il s’agit des problèmes environnementaux en relation avec l’industrie et le marché de la mode.
Le magazine donne aux consommateurs quelques conseils de base pour prendre soin de l’environnement. Il s’agit notamment de préférer les bouteilles d’eau réutilisables aux bouteilles d’eau jetables. L’utilisation des ampoules à faible consommation est aussi encouragée. On trouve encore dans ce numéro quelques articles sur des personnalités engagées dans la durabilité. En outre, le magazine mentionne l’existence de produits de beauté non polluants.

Un sujet essentiel négligé

Ceci dit, il est dommage que ce magazine grand public n’aborde aucunement la mode durable. D’autant plus que la mode durable se présente pourtant comme une excellente alternative à la mode jetable pour les consommateurs.
Si le magazine a eu raison de consacrer un numéro aux problèmes environnementaux liés au secteur de la mode, son approche demeure malheureusement trop légère.

Une communication qui n’est pas percutante

A la lecture du magazine, le lecteur ne s’interroge pas sur ses mauvaises habitudes de surconsommation. Il ne s’interroge pas non plus sur son mode de vie non durable.  Finalement, il faut bien reconnaître que la lecture de ce numéro ne pourra pas vraiment aider le consommateur à modifier son comportement. Le consommateur ne sera pas enclin à adopter un mode de vie durable sous l’effet de cette lecture.
Pourtant, des changements important au niveau de la manière de consommer sont souhaitables. Il faut en effet s’opposer drastiquement et efficacement à la détérioration de l’environnement causée par les activités économiques non durables.

Les médias doivent promouvoir le mode de vie durable

Afin de préserver son environnement, le consommateur doit en priorité s’éloigner de son mode de vie non durable. Cette modification dans son comportement aura un effet puissant sur l’industrie de la mode. Sous l’effet de cette modification, cette industrie s’adaptera alors aux modifications de la demande des consommateurs. Elle diminuera sa production non durable et elle augmentera sa production durable.
La manière la plus directe de provoquer cet éloignement d’un mode de vie non durable consiste à valoriser et à promouvoir son opposé, c’est à dire le mode de vie durable.
Le rôle des médias de la mode est de conduire le consommateur à adopter ce mode de vie durable.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Les médias de la mode et le développement durable

Les médias de la mode devraient s’impliquer plus souvent et plus profondément sur les sujets liés au développement durable.

Une initiative qui mérite des encouragements

La version américaine du magazine de mode français Marie Claire a consacré récemment l’un de ses numéros au développement durable exclusivement. C’est la première fois que ce magazine dédie l’un de ses numéros au sujet du développement durable. Ce n’est pas si souvent que l’industrie de la mode s’interroge au sujet des effets de son activité sur l’environnement. Cet évènement assez rare et particulier mérite donc d’être souligné et diffusé.

Des problématiques insuffisamment évoquées

En général, lorsque les problèmes environnementaux, sociétaux et humains liés à l’industrie de la mode sont relayés par les grands médias, ils n’attirent que ponctuellement l’attention du public.
Pourtant, les questions relatives au développement durable et au changement climatique sont des questions récurrentes pour l’industrie de la mode. A quoi s’ajoutent aussi les problématiques des conditions de vie des ouvriers dans les usines textiles. Dans certains pays en développement, ces conditions de vie sont tout à fait inacceptables. Sans oublier encore les accidents gravissimes qui surviennent dans les ateliers textiles. On se souviendra par exemple de l’accident du rama Plaza au Bengladesh en 2013. Cet accident avait coûté la vie à 1110 personnes.

Une implication accrue des médias de la mode serait souhaitable

Lorsque les magazines de mode publient sur ces sujets, les lecteurs sont parfois horrifiés. Cependant, les émotions provoquées par ces sujets ne demeurent que provisoires la plupart du temps.
Il est donc important que la presse grand public du secteur de la mode publie régulièrement sur de tels sujets. A ce titre, le numéro du magazine Marie Claire d’août 2017 est une excellente initiative de la part des éditeurs. D’autant plus qu’en général les médias de la mode préfèrent garder leurs distances avec de tels sujets. Cette presse préfère évoquer les aspects alléchants et superficiels de la mode. Elle évoque surtout les tendances de la mode, les créateurs, les grandes marques et les célébrités. Il va de soi que cette presse évoque en priorité les annonceurs qui la rétribuent.

Le rôle actif des médias de la mode

Cela dit, ce sont les sujets environnementaux, sociétaux et humains qui sont réellement prioritaires. Si les médias de la mode pouvaient insister davantage sur ces sujets, le public y deviendrait plus sensible. Le public pourrait alors exercer la pression nécessaire sur l’industrie de la mode et la pousser vers des mutations positives.
Rappelons que la raréfaction des ressources et le changement climatique constituent des préoccupations majeures dans le monde actuellement.
C’est pourquoi l’industrie de la mode doit impérativement prendre en considération le développement durable.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Sweat hyper résistant : label Volleback

C’est le label Volleback qui est à l’origine du concept du sweat hyper résistant. D’après son concepteur, ce sweat devrait pouvoir durer 100 ans.

L’origine du concept

Ce concept d’un sweat hyper résistant a été trouvé un peu par hasard lors d’une simple conversation entre copains. La conversation avait pour objet le regret d’être contraint de se débarrasser des vêtements usés auxquels on s’était attaché. Il est certain qu’on ne peut continuer à porter un vêtement trop abîmé, même si on l’apprécie.

Solidité et longévité

C’est pourquoi à la fin de la conversation, l’idée de créer un vêtement hyper résistant fut retenue. Pour qu’un vêtement puisse durer le plus longtemps possible, il doit être très solide. Ce n’est pas vraiment le temps lui-même qui détruit les vêtements mais c’est surtout l’usage. L’usage provoque l’usure.

La description du sweat

Les mailles du tissu qui ont été retenues pour la confection du sweat sont des mailles kevlar. Les coutures sont d’une grande résistance. La fermeture éclair est assez courte afin d’être plus solide. Elle est protégée par une capsule en caoutchouc. Les cordons prévus pour fermer la capuche sont robustes comme des cordes. Le sweat est proposé selon deux couleurs au choix : la couleur jaune ou bien la couleur noir charbon. Le sweat est vendu au prix de 295$.

Un concept original

Le concept du sweat comporte une part d’originalité intéressante. Le sweat est conçu pour s’embellir au fil temps. La couleur du tissu devrait s’éclaircir en vieillissant mais sans se ternir. Cette mutation esthétique sera perçue comme une seconde vie pour le sweat.

L’influence de l’architecture sur le design textile

Cette idée d’un vêtement vieillissant mais résistant est issue d’une inspiration survenue en contemplant les œuvres de Le Corbusier. L’un des fondateurs de Volleback, Steve Tidball, qui est aussi architecte de formation, s’est intéressé à l’œuvre de Le Corbusier. Le Corbusier était un architecte réputé qui a réalisé le design urbain de la Cité Radieuse à Marseille.

Un sweat protecteur

Les habitants de la Cité Radieuse considèrent leur quartier comme une citadelle protectrice. L’aspect lourd et dur des bâtiments de cette cité produit un sentiment de sécurité pour ceux qui y résident. Steve Tidball voudrait que ses clients éprouvent le même sentiment de sécurité en portant son sweat hyper résistant.

Une portée écologique mitigée

Le concept du sweat hyper résistant s’inscrit dans la perspective de la slow fashion. Ce sweat est vraiment conçu pour résister et pour durer longtemps. Il constitue une excellente alternative à la fast fashion.
D’un certain point de vue, ce sweat a une portée écologique puisque son seul achat permet d’éviter l’achat de multiples vêtements similaires de moindre qualité qui termineront rapidement à la poubelle. Son achat contribue donc à limiter le nombre des déchets textiles.
D’un autre point de vue, ce sweat a une portée écologique plus restreinte. Dans la mesure où il est très résistant, le tissu de ce sweat pourrait s’avérer difficile à recycler.

Un choix marketing discutable

Son design basique et simple pourrait être un atout pour ce sweat. N’étant pas influencé par la mode, ce sweat n’est pas soumis à la durée éphémère de celle-ci. Il possède ainsi un caractère plutôt intemporel qui peut favoriser un achat permanent par les consommateurs.
Mais comme ce sweat n’est pas conçu dans l’idée de suivre la mode, ses ventes seront-elles suffisantes pour rentabiliser sa production ? De plus, son prix de 295$ est assez élevé et peut dissuader beaucoup de consommateurs.

Un atout économique à long terme

Cela dit, dans la mesure où ce sweat est hyper résistant, l’achat de celui-ci permet d’éviter par la suite de nombreux autres achats analogues et de réaliser finalement des économies conséquentes.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

 

Fibres textiles : le problème des mélanges pour le recyclage

Les efforts de recherche sur le recyclage textile s’intéressent particulièrement au problème des fibres textiles mélangées. Ce sont en effet ces mélanges qui posent des difficultés aux procédés de recyclages car les procédés les plus efficaces de recyclage du coton ne sont pas systématiquement les mêmes que ceux du polyester.

Séparer les fibres textiles pour ensuite les recycler

C’est pourquoi une équipe de recherche de la ville d’Aalto en Finlande a développé un nouveau procédé de recyclage qu’elle a présenté au printemps 2017. Ce nouveau procédé consiste à pouvoir tout d’abord séparer les fibres textiles de coton des fibres de polyester pour ensuite les recycler en les modifiants et en donnant  à l’une de ces deux fibres une structure voisine des fibres de type lyocell (cellulose).

Cette technique de recyclage a été mise au point par un programme de recherche européen dénommé Trash-2-Cash. On a synthétisé lors de ce programme un composé chimique spécial qui se présente sous la forme d’un liquide ionisé dénommé 1,5 diazabicyclo [4.3.0] non-5-ene acetate et qui a permis de séparer les fibres de polyester des fibres de coton.

De plus, ce composé chimique spécial aurait une action de modification sur la structure des deux fibres qui ont été séparées. L’une de ces fibres prendrait une structure cellulosique alors que l’autre fibre prendrait une structure viscosique.

Ces deux fibres ainsi recyclées peuvent alors être à nouveau utilisées pour la confection de vêtements. On remarque toutefois que la fibre cellulosique permet d’obtenir des tissus plus résistants que la fibre viscosique.


Vous souhaitez lancer votre propre collection ?
Notre équipe sera ravie de vous accompagner !

Discutons de votre projet :

Lun-Ven : 9h00 → 17h00
Tél. : +33 (0)4 91 42 07 88

Ou demandez votre devis :

Restons en contact