Recyclage des matières textiles et mode : l’état des lieux

4 décembre 2017
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4 décembre 2017 FIL ROUGE

Recyclage des matières textiles et mode : l’état des lieux

A) Les difficultés que rencontre le recyclage

La question du recyclage est liée au problème de l’accumulation des déchets. Les pays qui produisent une masse de déchets importante n’organisent pas systématiquement la destruction ou le recyclage de leurs déchets, ces déchets sont souvent pris en charge par d’autre pays.

La Chine veut réduire l’importation des déchets

Sur la question de la récupération des déchets et de leur recyclage, une difficulté embarrassante est apparue depuis cet été lorsque le gouvernement chinois a décidé d’interdire l’importation de nombreux déchets sur le sol chinois.

Cette situation est particulièrement embarrassante pour les pays exportateurs de déchets puisque cette interdiction concerne 24 types de déchets solides parmi lesquels figurent des déchets en matières plastiques, des déchets papiers et des déchets textiles, pour ne citer que ceux-là.

Cette interdiction a été notifiée par le gouvernement chinois à l’Organisation Mondiale du Commerce le 18 juillet 2017. Mais ce n’est pas tout, le gouvernement chinois a aussi décidé de prendre des mesures à l’encontre de la pollution émise par certaines entreprises et notamment les entreprises de recyclage les plus vétustes et de favoriser le développement de sites industriels beaucoup plus modernes et beaucoup plus propres.

Toujours dans cette perspective d’assainissement, le gouvernement chinois a même établi des contrôles renforcés pour vérifier la qualité des déchets qui arrivent en Chine afin de refuser l’entrée des déchets considérés trop polluants.

L’embarras éprouvé par les pays exportateurs de déchets en Chine est assez important pour susciter de l’inquiétude au sujet de l’écoulement de ces déchets car ces pays redoutent une énorme accumulation de déchets sur leurs territoires respectifs, d’autant plus que la plupart de ces pays ne disposent pas des moyens suffisants dans l’immédiat leur permettant de traiter une telle quantité de déchets au niveau d’un recyclage ou même de leur destruction.

Cette réticence de la part des autorités chinoises à continuer à prendre en charge les poubelles du monde devrait inciter chaque pays à prendre ses responsabilités en matière de retraitement de ses propres déchets.

Transformer un inconvénient en avantage

Cette situation d’autogestion des déchets n’est pas nécessairement pénalisante pour les pays concernés car cela pourrait s’avérer l’occasion et même l’opportunité de découvrir des procédés de recyclage innovants et rentables pouvant reconditionner ces déchets en biens de consommation courante de qualité et d’apporter ainsi de la valeur ajoutée dans leur économie.

Dans cet ordre d’idées, il est intéressant d’observer le parcours des déchets provenant du textile et de constater dans quelle mesure certains déchets sont recyclés et reconditionnés par des acteurs réputés de la mode.

La quantité de vêtements collectés en France est en constante augmentation, comme le remarque Eco TLC qui est un organisme dont une partie de l’activité consiste en la collecte de vêtements usés. Dans son rapport d’activité en 2016, cet organisme déclarait que 210 000 tonnes de textile avaient été collectées en France en 2016, ce qui représente 3,2 kg de textile par habitant alors qu’en 2015 seulement 195 000 tonnes de vêtements avaient été collectés. La collecte de vêtements avait donc progressé de 8% en une année.

Jusqu’à récemment, c’était surtout des organismes solidaires qui s’occupaient d’organiser les collectes de vêtements mais à présent ce sont aussi des marques de vêtement connues qui s’en occupent aussi, comme par exemple Camaïeu, H&M ou Bonobo.

Certaines marques vont plus loin encore en pratiquant le recyclage en plus de la collecte, comme c’est le cas pour le groupe de prêt-à-porter Happy Chic qui intègre les trois sociétés Bizbee, Jules et Brice. Ce groupe a créé une enseigne dénommée Gentle Factory qui est spécialement dédiée à la fabrication de vêtements confectionnés avec des matières textiles recyclées. Les références proposées par Gentle Factory sont toutes créées en France, 30% sont issues de de fibres textiles recyclées et 30% sont issues de fibres textiles biologiques.

Il existe aussi de nouveaux acteurs qui se lancent dans les filières du textile recyclé comme par exemple les Récupérables qui est une marque de vêtements qui crée ses références en utilisant des textiles recyclés provenant de vêtements usés, de fin de séries, de linges de maison et de tissus d’ameublement.

Il y a encore la société Hopal qui est une société récente et qui confectionne des tee-shirts en utilisant exclusivement du textile recyclé provenant de chutes de tissus auquel s’ajoutent des restes de bouteilles plastiques usagées. Les clients qui achètent ces tee-shirts ont la possibilité de reverser 10% du prix de leur achat à une association, s’ils le désirent.

Insuffisance du recyclage

Cela dit, malgré la bonne volonté attestée par toutes ces initiatives, il faut reconnaître que les quantités de textiles recyclés sont encore relativement modestes.

Tout d’abord, 60% de vêtements triés en France seront injectés dans le circuit des vêtements d’occasion pour être revendus dans des friperies ou bien ils seront exportés vers un certain nombre de pays étrangers.

Ensuite, à peu près 32% de ces vêtements sont effilés ou bien carrément déchirés. Ils seront alors utilisés comme de simples chiffons ou bien ils seront reconvertis en matériaux de rembourrage ou bien encore ils seront transformés après modification chimique de leur structure en textiles non tissés qu’on pourra utiliser pour l’isolation acoustique ou thermique dans la construction des bâtiments ou dans la construction des véhicules.

Enfin, 7,5% de ces vêtements pourront être utilisés comme combustibles. Quant aux 0,3% restants, ils seront détruits.

On constate alors que seulement 58 600 tonnes de textiles ont bénéficié effectivement du recyclage en France en 2016.

Les filières du recyclage n’en sont actuellement qu’à leur début. Il faudrait stimuler davantage les projets de recherche et de développement (R&D) sur le recyclage des textiles, d’autant plus qu’il existe déjà des débouchés prometteurs, comme par exemple le reconditionnement des textiles en tant que matériaux d’isolation acoustique dans la construction automobile ou bien simplement comme articles de lingerie.

B) Les initiatives scientifiques et technologiques pour le recyclage

Bien que les quantités de textiles recyclées restent plutôt modestes pour l’instant, l’intérêt que suscite le recyclage est suffisamment vif pour stimuler les esprits d’où émergent beaucoup d’idées dans lesquelles la mode et les vêtements sont directement impliquées.

Recycler en préservant la qualité

Prenons par exemple le cas du récent partenariat pour l’innovation qui s’est instauré entre l’Institut de Recherche sur les Textiles et les Vêtements de Hong Kong (HKRITA) et la fondation à but non lucratif de la marque H&M. Ce partenariat a permis de mettre en commun assez de ressources pour développer une solution innovante pour recycler des tissus usagés confectionnés avec de nombreux et différents textiles mélangés tout en conservant la qualité initiale de ces textiles. Il s’agit donc conjointement d’un recyclage et d’une restauration pour ces textiles. Cette amélioration du recyclage a été réalisée grâce à un nouveau procédé hydrothermique. Ce procédé consiste, grosso modo, à tremper des mélanges de coton et de polyester dans un bain d’eau très chaude imprégnée d’un produit chimique biodégradable.

Cette méthode de recyclage permettrait de prolonger conséquemment la durée de vie des textiles ainsi traités, elle serait sans effets secondaires sur l’environnement et sa pratique occasionnerait des coûts réduits pour l’utilisateur.

Cette méthode est présentée comme une avancée très importante dans le recyclage du textile. Cette innovation sera largement diffusée pour que l’industrie mondiale de la mode puisse en disposer rapidement.

Séparer des fibres textiles différentes mélangées dans un même tissu

Les efforts de recherche sur le recyclage textile s’intéressent particulièrement au problème du mélange des matières textiles. Ce sont en effet ces mélanges qui posent des difficultés aux procédés de recyclages car les procédés les plus efficaces de recyclage du coton ne sont pas systématiquement les mêmes que ceux du polyester.

C’est pourquoi une équipe de recherche de la ville d’Aalto en Finlande a développé un nouveau procédé de recyclage qu’elle a présenté au printemps 2017. Ce nouveau procédé consiste à pouvoir tout d’abord séparer les fibres de coton des fibres de polyester pour ensuite les recycler en les modifiants et en  donnant à l’une de ces deux fibres une structure voisine des fibres de type lyocell (cellulose).

Cette technique de recyclage a été mise au point par un programme de recherche européen dénommé Trash-2-Cash. On a synthétisé lors de ce programme un composé chimique spécial qui se présente sous la forme d’un liquide ionisé dénommé 1,5 diazabicyclo [4.3.0] non-5-ene acetate et qui a permis de séparer les fibres de polyester des fibres de coton.

De plus, ce composé chimique spécial aurait une action de modification sur la structure des deux fibres qui ont été séparées. L’une de ces fibres prendrait une structure cellulosique alors que l’autre fibre prendrait une structure viscosique.

Ces deux fibres ainsi recyclées peuvent alors être à nouveau utilisées pour la confection de vêtements. On remarque toutefois que la fibre cellulosique permet d’obtenir des tissus plus résistants que la fibre viscosique.

Transformer des fibres textiles usées en teinture

D’autres cas de recyclages de vêtements réussis méritent d’être évoqués. Dans le domaine du tissu du jean qui s’appelle le denim, des scientifiques de l’Institut de l’Université Deakin situé en Australie ont reçu la meilleure distinction de la part du Prix Global Change Fondation H&M en étant nommés lauréats par cette fondation.

Ces scientifiques ont réussi à développer un procédé qui permet d’utiliser des jeans usagés afin de teindre des jeans neufs. Si ce procédé n’en est qu’au prototypage, cette première étape était tout de même suffisamment probante pour justifier que cette équipe de scientifiques reçoive aussi un prix dans le cadre des accélérations d’innovations suivi d’une importante subvention de 150 000 dollars ainsi que la collaboration et le soutien de la part d’Accenture et KTH Royal Institute of Technology de Stockolm afin de d’être accompagnés dans l’industrialisation et la diffusion de ce procédé innovant.

La découverte de ce groupe de scientifiques de l’Institut de l’Université de Deakin consiste à transformer le tissu (denim) usagé des vieux jeans en particules extrêmement fines que l’on peut pulvériser sur du tissu neuf et non coloré afin de les y imprimer en profondeur. En appliquant ce procédé sur des jeans neufs, on parvient alors à teindre ces jeans.

Ce procédé possède aussi l’avantage d’utiliser de faibles quantités d’eau et d’énergie et de produire peu de déchets. La restriction que rencontre toutefois ce procédé est qu’actuellement on ne peut qu’utiliser du denim en coton et qui n’est pas mélangé à d’autres textiles pour réaliser cette opération de teinture.

C) Les initiatives aux niveaux nationaux en faveur du recyclage

S’il est important de rappeler que le développement du recyclage dépend d’un effort méthodologique qui est entrepris dans la recherche scientifique et technologique, il est intéressant aussi d’observer où et comment se déroulent certaines initiatives en faveur du recyclage.

En Espagne

En Espagne, la société Unitin, filiale de la marque Industrias Morenas SA qui a développé des compétences reconnues dans la finition textile et dans les procédés de teintures, a déclaré avoir réussi à recycler sous forme de fils toutes ses chutes de coton indigo.

Il faut savoir que lors de la mise en chaîne et en trames du coton indigo dans les procès de confection, on subit une perte de tissu inévitable de l’ordre de 3% à 5%. Il était donc intéressant de trouver un débouché dans le recyclage pour ces restes de tissu et de transformer ainsi une perte de tissu et d’argent en un profit supplémentaire.

La difficulté que présentait ce projet de recyclage résidait dans la fragilité du tissu provenant de ces restes. Pour renforcer le fil obtenu à partir de ces restes les techniciens de la société Unitin ont mélangé ces chutes de coton indigo avec des fibres de polyester qui étaient elles-mêmes déjà recyclées.

Le résultat était tout à fait satisfaisant puisque le fil issu de ce procédé de recyclage est utilisable dans toutes sortes de réalisations, allant du simple tricot aux tissés.

Unitin a tout d’abord développé une gamme de vêtements qui porte une dénomination un peu particulière, il s’agit de la gamme Ne 7/1 Pes / Cot 50/50 qui se décline selon une nuance sombre et selon une nuance légère. Unitin propose aussi quelques modèles confectionnés avec des fils torsadés.

L’inconvénient pour cette production qui vient de ce recyclage est qu’elle est constituée uniquement à partir des restes de tissu d’Unitin et ces restes sont évidemment générés en petites quantités si bien que cette production ne pourra qu’être assez limitée.

Unitin a encore fabriqué du tissu durable en mélangeant les fils des restes de coton indigo recyclés avec d’autre fils composés de fibres durables qui sont des fils Tencel durables.

Un avantage que présente le recyclage du coton indigo est qu’il est inutile de teindre les fils que l’on obtient dans la mesure où ils sont déjà teints puisque le coton indigo dont ils sont issus a déjà reçu lui-même une teinte initialement.

Cette absence d’une opération de teinture supplémentaire permet d’économiser du temps, de l’eau et de l’énergie. De plus, comme les restes de coton indigo ont été nettoyés avant d’être recyclés en fils, le produit final, c’est-à-dire le vêtement, n’aura besoin en dernière étape que d’un lavage superficiel pour être vraiment propre et pour être enfin proposé aux clients.

En Italie

En Italie aussi, les initiatives en faveur du recyclage se renforcent. L’entreprise de mode Stella Mc Cartney a cessé toute utilisation du cachemire vierge pour la confection de ses tricots. Elle a remplacé le cachemire vierge par des fils de cachemire Re.Verso régénérés. Il s’agit d’un tissu recyclé à partir des déchets textiles post industriels issus exclusivement de l’industrie textile italienne.

Le tissu composé avec des fils de cachemire Re.Verso régénérés possède la particularité de présenter une réduction de l’impact environnemental de l’ordre de 92% par comparaison avec l’impact environnemental du cachemire vierge, selon certaines estimations.

La marque Stella Mc Cartney avait pourtant précédemment réduit son utilisation du cachemire vierge puisqu’en 2015, parmi toutes les matières textiles que la marque utilisait, le cachemire vierge ne représentait plus que 0,13% de ces matières. Cependant, l’impact environnemental de ces quelques 0,13% de cachemire vierge était évalué à tout de même 25% de l’impact environnemental global de la marque, ce qui faisait encore beaucoup.

Il fallait donc que la marque Stella Mc Cartney réduise le plus possible son utilisation de cachemire vierge pour diminuer au maximum son impact environnemental global et pour respecter ses engagements pris à l’égard du développement durable.

Grâce à l’utilisation du cachemire Re.Verso en substitut à l’utilisation du cachemire vierge, l’entreprise Stella Mc Cartney considère que son impact environnemental produit par son utilisation du cachemire en 2016 était désormais ramené à 2% au lieu des 25% de la période précédente.

En France

En France, on trouve également des entreprises impliquées dans le recyclage textile. C’est notamment ce cas de l’entreprise Filatures du Parc. Cette entreprise crée des fils de plusieurs variétés destinés à des utilisations différentes, comme par exemple l’ameublement, l’industrie ou tout simplement l’habillement.

Parmi ces divers types de fils, une dizaine provient des procédés de recyclage inscrits dans l’économie circulaire. Il faut aussi préciser que cette dizaine de fils représente environ la moitié de la production de cette entreprise. En effet, sur les 600 tonnes que l’entreprise Filature du Parc produit chaque année, 300 tonnes proviennent de vêtements ou autres textiles usagés. La spécialité de cette entreprise est la filature cardée.

L’entreprise Filature du Parc a développé une technique particulière de défibrage qu’elle a breveté. Cette technique permet de séparer les différentes fibres dont sont composés les textiles et les vêtements usés choisis pour le recyclage.

L’entreprise Filature du Parc avait travaillé à partir de 2013 avec le relais de l’enseigne Bonobo qui appartient à Beaumanoir qui est un groupe de prêt-à-porter. Cette collaboration avait pour objectif de mettre en valeur le recyclage textile en concevant une collection de jeans dénommés jeans rebirth car ces jeans étaient confectionnés avec des fibres de coton recyclées à partir de jeans usés, avec des fibres polyester recyclées à partir de bouteilles plastiques usées et avec quand même un certain nombre de fibres de polyester ne provenant pas du recyclage.

L’entreprise Filature du Parc a encore élaboré un fil d’une certaine souplesse à base d’élasthanne qui est une fibre synthétique élastique et qu’il s’agissait d’utiliser pour la confection de jeans plus souples, les jeans de qualité stretch.

L’entreprise Filature du Parc envisage dans les temps qui viennent de créer une collection de pull-overs en utilisant les fils qu’elle a recyclés.

Un autre exemple en France d’une entreprise très impliquée dans le recyclage est celui de l’entreprise Le tri, Le Tricot, Le Tricolore. Cette entreprise a été créée par Thomas Huriez qui est aussi le créateur de la marque de jeans biologique Made in France 1083.

L’entreprise Le Tri, Le Tricot, Le Tricolore récupère elle-même dans un premier temps les restes textiles et les chutes de laine et de tissus chez différents industriels.

Elle dénoue ensuite dans un second temps tous ces tissus pour les effiler, les nettoyer puis elle rembobine le fil ainsi obtenu.

Dans un troisième temps, elle tricote avec ce fil des pull-overs qui seront enfin commercialisés au nom de la marque Made in France 1083.

Ces pulls sont donc exclusivement confectionnés à partir de fibres recyclées.

Si le secteur privé des entreprises textiles s’implique dans le recyclage, il en est de même pour le secteur public car l’Agence Française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (l’Ademe) a lancé récemment un appel à projet sur le thème de l’« Economie circulaire, recyclage et valorisation des déchets ».

L’Ademe a d’ailleurs retardé la date d’ouverture des inscriptions pour cet appel car la date de début du retrait des dossiers est désormais reportée au 2 octobre 2017 alors qu’elle était initialement prévue le 12 juin 2017.

Ce projet lancé par l’Ademe est intégré au Programme d’Investissement d’Avenir (PIA). Cet appel à projet s’adresse à une large palette d’acteurs parmi lesquels tous ceux dont l’activité a trait à l’écoconception, au recyclage, à la transformation des matières provenant des déchets, etc…

Il y a aussi des organismes privés mais à but non lucratif agréés par les pouvoirs publics dont l’action vise à coordonner toutes les entités privées et publiques qui sont en lien direct avec le textile afin de canaliser leur activité et leurs projets dans le sens de la conformité à la durabilité.

Parmi ces organismes, on pourrait citer l’organisme Eco TLC. Cet organisme vient lui aussi de lancer un appel à projet dans le cadre de la recherche et du développement (R&D) dont les inscriptions pourront débuter à partir du 1er septembre 2017.

Les objectifs de ce nouvel appel à projet visent à promouvoir l’écoconception, l’émergence de nouveaux procédés de recyclage et de mettre en place des opérations nouvelles moins onéreuses pour le retraitement des déchets.

Les dossiers d’inscription pour ce nouvel devront être déposés le 31 octobre 2017 au plus tard.

D) L’implication des acteurs internationaux en faveur du recyclage

On ne pourrait terminer cet article sans mentionner l’implication d’acteurs internationaux d’une certaine envergure en faveur de l’économie circulaire et du recyclage.

L’initiative Circular Fibers

L’initiative Circular Fibers de la fondation Ellen Mc Arthur attire beaucoup l’attention actuellement. Par cette initiative, la Fondation Ellen Mc Arthur a réussi à réunir un certain nombre d’acteurs fondamentaux dont l’activité essentielle se situe dans le domaine du textile.

Parmi ces acteurs importants du textile qui ont apporté leur soutien à l’initiative Circular Fibers, figure tout d’abord un consortium incluant Mistra Future Fashion, Cradle to cradle, Fashion for Good et Danish Fashion Institut puis figure ensuite les principaux partenaires de la corporation du textile tels que H&M et Nike et figure encore la fondation C&A, pour ne citer que ces acteurs les plus réputés.

Ces acteurs du textile se rencontreront afin de définir ensemble une perspective d’économie circulaire pour les filières du textile en général mais plus particulièrement pour les filières du vêtement.

Les participants à cette initiative Circular Fibers devront réfléchir pour développer une large vision renouvelée concernant l’exploitation, l’industrialisation, le commerce et le recyclage des fibres textiles au niveau mondial.

Il est d’abord prévu que le cabinet Mc Kinsey&Co qui est un partenaire de cette initiative élabore une analyse et une représentation géographique pour mettre en évidence les différents modes de circulation des textiles dans l’économie mondiale. Cette analyse devra aussi prendre en compte toutes les externalisations liées à l’économie mondiale du textile.

L’initiative Circular Fibers produira plusieurs rapports dont le premier pourrait être publié et diffusé vers l’automne 2017.


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